Temps triste, je me traîne,
Morne mélancolie,
Ciel soucieux et sali,
Brumes d’un matin blême.
Je dors en pointillé,
Fuyant dès le réveil
Dans un nouveau sommeil,
Conscience anesthésiée.
Quand, vaseuse, j’émerge,
Des regrets irradiés
D’une faille oubliée
Lentement me submergent.
Une ancienne douleur,
Réveillée par la pluie :
Mon insouciance enfuie
Et ton amour – un leurre.
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