Accepter n'être rien, ou alors pas grand chose
Pour toi qui est le sel, le feu, ma vie en rose,
Même pas le second choix, encore moins une option,
Mais le remord cuisant d'une indigne passion.
Continuer, survivre, faire semblant, et se taire,
Mettre un pied devant l'autre, marcher dans ce désert
En retenant son souffle, chut, ne pas réveiller
Le crabe qui me ronge et ses pinces d'acier.
Et pourtant, les souvenirs me brulent, cet éclat
dans tes yeux, tes mains sur ma peau, tout était la...
Tu le sais, tu le refuses, pourquoi? Ta froideur,
Ma torture, la discipline, de quoi as tu peur?
La honte te submerge, et le dégout de soi.
Punition, expiation, oui! Il faut que tu sois
Inflexible et distant pour racheter ton crime
Et lisser ta conscience que le désir abime..
Jusqu'où te nieras tu, jusqu'à quand te débattre
Avant d'accepter ce que tu ne peux combattre ?
Laisse faire le vent, qu'il souffle sur ta route,
Qu'il purifie l'azur, qu'il balaye tes doutes!
En t'attendant je marche, fière comme une reine
Dans la lumière nue, souriante et sereine,
Acceptant sans retour la vérité sublime
Et le coeur irradié d'un amour légitime.

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