Mon double frémissant d'inquiète solitude
Petit prince égaré, en douloureuse errance
Dans le monde des hommes et de leurs certitudes
Nous avons tant marché, seuls dans ce grand désert
Notre quête exaltée comme un trop lourd fardeau
Suivant l'étoile au loin, de mirage en chimère
Contre le vent mauvais souvent courbant le dos.
J'avais perdu la foi dans ce rêve improbable
Remisé mes espoirs au rang des illusions
Mes pas ne laissaient plus d'empreinte dans le sable
Mes yeux s'étaient brulés aux cruelles visions
Quand ce jour est venu j'avais cessé d'attendre
Je n'ai pas reconnu cette palpitation
Tu as touché ma joue dans un geste si tendre
Et tout s'est éclairé du feu de la passion
Je n'ai plus que tes yeux comme carte du monde
Et tes doigts délicats pour guider mon chemin
Ta bouche qui boira le bonheur qui m'inonde
Et pour couvrir mon corps je ne veux que tes mains

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